Le village avec lequel nous correspondons.

Le village est situé au bord du fleuve Sénégal dans le nord du pays. Pour y accéder, il faut prendre la piste.

De loin le village se distingue à peine dans le paysage parce que sa couleur se fond avec celle de la terre. Beaucoup de maisons sont faites en “banco” (un mélange d’argile et de paille ).

Il n’y a pas d’arbres (sauf au bord du fleuve), pas d’électricité pour les habitants.
Seule l’usine de traitement de l’eau est électrifiée.

Depuis 1998/1999, le village compte deux bornes-fontaines, où les gens peuvent venir remplir leurs bassines ou “canaris” d’eau potable. Mais cela leur coûte cher. Abdoulaye nous a expliqué que le problème de l’eau est très important dans les villages africains. Les gens prennent de l’eau du fleuve qui est impure. Il faut la laisser décanter, puis la traiter avec du chlore avant de la consommer. Tous ne le font pas. Les enfants se baignent dans le fleuve qui leur apporte pleins de maladies comme la bilharziose et ils peuvent en mourir s’ils ne sont pas soignés correctement. Les adultes aussi tombent malades, notamment les agriculteurs qui travaillent nus-pieds dans les rizières, les femmes qui lavent le linge dans le canal... Autrefois, Wassoul était un village de pêcheur. Maintenant, c’est un village d’agriculteurs : on y cultive surtout le riz qui est revendu dans les villes. Il paraît que c’est le meilleur riz du Sénégal.!
Abbdoulaye nous a aussi parlé du problème de l’éducation. A Wassoul, il y a maintenant une école de 4 classes. Avant, les enfants n’étaient pas scolarisés, ou se rendaient à pieds dans l’école du village voisin. Une classe a été construite, aujourd’hui elle abrite l’école coranique (voir photo). Les élèves se rendent  à l’école française le matin de 8h à 13h environ, et l’après-midi les garçons vont à l’école coranique. Les filles quant à elles aident les mamans; dès qu’elles ont fini le cycle primaire, pour elles, pas de collège. Beaucoup d’entre ellles souffrent de ne pas poursuivre leurs études, d’arrêter aussi l’apprentissage du français. Et dès 13 ou 15 ans les voilà mariées et mères de famille.

A Wassoul, l’école est un élément moteur du village. L’équipe enseignante y est active et aidée par le conseil des sages. Le chef du village est conscient de l’importance de l’école et souhaiterait, comme ses enfants, pouvoir apprendre à lire. Il y a encore beaucoup de travail à accomplir et la petite présence de l’école Louise Michel apporte souvent une bouffée d’espoir.